Le lecteur-vampire selon Javier Cercas

Hop-là !

Et si pour renouer le fil avec ses Lectures buissonnières, il suffisait de lire ce texte de Javier Cercas, rien qu’un hymne… à la lecture ?

Javier Cercas, écrivain espagnol, a publié chez Actes-Sud : Les soldats de Salamine, A petites foulées, A la vitesse de la lumière, et Anatomie d’un instant.

A la demande de Passa Porta, à Bruxelles, il écrit ce texte, l’a lu en espagnol, pendant que défilaient sur un écran deux traductions, l’une en français, l’autre en néerlandais.

Soirée au-delà des frontières, des langues et des cultures, avec un écrivain – lecteur très très… vampire.

 

A tous (sauf les bandits & cie) : mon salut !

 

La vérité du vampire

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En 1991, Saul Bellow, l’un des derniers écrivains sérieux capables d’écrire le mot « âme » sans se mettre à rire a déclaré ce qui suit: « Dans ma jeunesse, la littérature faisait partie intégrante de la vie, on l’absorbait, on l’assimilait dans notre organisme. On n’était pas connaisseur, esthète ou amant de la littérature. Non, avec la littérature, on façonnait notre vie, c’était quelque chose que l’on ingurgitait, qui devenait une partie de notre propre substance, c’était le chemin de la libération et de la liberté absolue. » Ensuite Bellow concluait: « Je crois que ce climat d’enthousiasme et d’amour de la littérature, largement répandu dans les années 20, a commencé à disparaître dans les années 30. » En 1996, Cynthia Ozick s’est écartée légèrement de ces mots du grand romancier américain : « Tout fervent lecteur choisira sans doute le moment de sa propre jeunesse comme l’âge d’or où la littérature se mêle à la trame du monde. Il se peut qu’Ozick ait raison ; il se peut qu’à sa manière, Bellow ait aussi raison. Quoi qu’il en soit, ce qui importe – ce qu’il m’importe personnellement de souligner aujourd’hui- c’est que ni l’un ni l’autre ne parlent du commun des lecteurs. Sans lui donner ce nom, ils parlent tous les deux du lecteur-vampire.

Qu’est-ce qu’un lecteur vampire? Bellow l’explique bien : ce n’est pas le lecteur qui lit pour tuer le temps ou pour se distraire, ni même pour assouvir sa soif de connaissance ; tout cela est formidable, mais le lecteur-vampire ne lit pour aucune de ces raisons : il lit pour survivre. De fait, on pourrait même dire que le lecteur-vampire ne lit pas les livres: il les roue de coups, il les taillade, il en arrache les entrailles, il en suce le sang, il vole leur âme, il ne veut pas lire les livres : il veut être les livres, que les livres lus fassent partie, comme le dit Bellow, de sa propre substance ». Cet atroce carnage est souvent un spectacle terrifiant et c’est pour cela que le lecteur-vampire tâche de le commettre sans témoins, comme s’il agissait de l’acte le plus intime de sa vie intime et, c’est pour cela aussi que le lecteur-vampire est en général un mauvais chroniqueur de livres, trop occupé qu’il est à en dévorer les viscères pour pouvoir donner un avis dessus, mais pas nécessairement un mauvais critique, même si, comme le livre est devenu le sang de son sang, il est presque toujours très difficile de distinguer si ce qu’il dit, il le dit du livre ou de lui-même. En somme: ce type de lecteur ne lit en réalité que pour se sauver, ce verbe qu’il est presque impossible d’écrire depuis cinquante ans sans que quiconque éclate de rire.

Quand naît un lecteur-vampire ? Comment naît-il? Je crois que le lecteur-vampire naît à l’adolescence, la dernière étape de la vie où l’on croit encore que l’on peut se sauver ; pour ce qui est du comment, les histoires sont très variées, mais elles ont un dénominateur commun : presque toutes sont ridicules. Bien que je sois très gêné de le faire, je vais vous raconter la mienne, dans l’espoir que mon exemple encourage d’autres congénères à sortir du placard. À cette époque, j’avais 14 ou 15 ans et j’étais, dans la mesure de mes possibilités, une personne normale; j’étais aussi un lecteur joyeux et confiant. Malheureusement, cet été là, je suis tombé amoureux et, en rentrant chez moi après les vacances, je n’avais qu’une envie : me pendre à la tour de la cathédrale de Gérone. J’ai essayé de surmonter ce sale moment en m’aidant du livre le plus sérieux que j’ai trouvé chez moi, avec un tel manque de chance, que le livre choisi n’était autre que Saint Manuel le Bon, Martyr de Don Miguel de Unamuno, un illustre écrivain du XXe siècle espagnol. Ceux qui le connaissent s’en souviendront, il s’agit d’un roman religieux, sinistre, mal écrit et extrêmement confus que j’ai pourtant lu comme si ma vie en dépendait et qui m’a tellement remué qu’en quelques jours à peine, j’ai cessé d’être catholique, j’ai sombré dans l’alcool, la drogue et une vie dissolue. Non content de cela, dans les mois qui ont suivi, j’ai lu tous les libres ou presque de Don Miguel, ce qui a fini de me plonger dans un état de relâchement moral effréné dont je n’ai toujours pas émergé. Voilà mon histoire tragique ; celle de mes congénères, je le crains, ne doit pas être très différente. Bien sûr, ensuite nous avons lu des livres meilleurs que ceux de Don Miguel, mais le mal était fait; de plus, le pauvre Don Miguel n’y était pour rien dans le fond: si ça n’avait pas été lui, cela aurait été un autre, car quand on suce le sang d’un livre, on ne veut plus rien d’autre que sucer le sang des livres. Une erreur? Peut-être. Ou du moins, c’est ce que pensent ces ultramodernes qui se targuent de ne pas lire de romans, sautent de joie chaque fois qu’ils entendent parler de la fin du livre imprimé et rient aux éclats du piège dans lequel nous sommes tombés, selon eux, nous les jeunes de province des années 70, qui nous sommes consacrés à la littérature parce que nous n’avons pas pu nous consacrer  aux choses vraiment grandes, – la politique, la guerre, la télé, le cinéma, le journalisme – et qui, toujours selon eux, avons cru que la littérature servait à devenir plus grand, plus blond, meilleur et là, nous sommes toujours petits, basanés et pires que jamais. Bellow pensait que la littérature avait cessé de compter vers les années 30, Ozick pense qu’elle compte encore, même si elle ne compte plus comme elle a compté; moi, pour être franc, je ne sais qu’en penser. Mais ce que je sais, c’est qu’il reste encore ici et là des lecteurs-vampires, des personnes capables de miser leur vie sur chaque phrase et de risquer leur vie à chaque page parce qu’elles ressentent toujours la littérature comme le meilleur moyen d’enrichir leur vie et de la rendre plus complexe, plus intense et plus authentique ; des noctambules qui survivent en aspirant le sang des autres, convaincus comme tout le monde, qu’ils ne seront pas sauvés, mais prêts, plus que le reste du monde à vendre chèrement leur peau. Même s’ils se mettent à rire.

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Cela étant, de quoi se nourrit le lecteur vampire? Quel est ce sang des autres qui lui permet de survivre ? Avec quoi aspire-t-il à se sauver même s’il sait qu’il est impossible de se sauver. La réponse me semble évidente: avec la vérité. Permettez-moi de vous dire ici, entre parenthèses, que comme je suis un modeste lecteur-vampire, je suis aussi un de ces types un peu vieux-jeu qui croient encore que la vérité existe et que c’est l’une des plus nobles aspirations de l’être humain. Évidemment je pense aussi qu’il faut faire très attention aux grands tribuns de la vérité. Voyez cette phrase : « nous exigeons une campagne officielle contre ceux qui propagent des mensonges politiques délibérés et les diffusent à travers la presse. Qui a écrit cela? Un politicien honnête? Non: Adolf Hitler, en 1920. Et qu’est-ce que cela signifie? Beaucoup de choses bien sûr, entre autres – et ce n’est peut-être pas la moindre – qu’il faut se méfier de ceux qui partent en croisade contre le mensonge parce que l’emphase mise dans la vérité dénonce souvent le menteur.

Rabelais appelait ces croisés les « agélates », un mot emprunté au grec qui désigne « ceux qui ne rient pas », ceux qui n’ont pas le sens de l’humour, ces individus qui, comme le rappelle Milan Kundera, « sont convaincus que la vérité est claire, que tous les hommes doivent penser la même chose et qu’ils sont exactement ce qu’ils croient être. » En définitive, la vérité existe, mais celui qui croit la détenir ne peut être qu’un menteur compulsif ou un fanatique ou un idiot (ou les trois à la fois) : nous, les autres, nous limitons à l’assiéger dans l’espoir toujours reporté qu’un jour elle se rende.

De toute façon, la vérité dont se nourrit le lecteur-vampire n’est pas celle qu’on appelle communément la vérité, ce n’est pas une vérité sans adjectif, j’entends par là que c’est une vérité littéraire.

Comme vous vous en souviendrez, Aristote postulait l’existence de deux vérités : la vérité de l’histoire et la vérité de la poésie, nom qu’il donnait à ce que nous appelons la littérature. Ce sont deux vérités antagoniques : la vérité de l’histoire est une vérité factuelle, concrète, particulière, une vérité qui cherche à fixer ce qui est arrivé à des personnes déterminées, à un moment déterminé et dans un lieu déterminé ; en revanche, la vérité de la littérature est une vérité morale, abstraite, universelle, une vérité qui cherche à fixer ce qui arrive à tous les hommes quels que soient le moment ou le lieu. Cette dernière est la vérité de la littérature, c’est la vérité du vampire, et écrire un roman ou un poème consiste à trahir la vérité factuelle et concrète de l’histoire pour être fidèle à la vérité morale et universelle de la littérature, une vérité que le même Aristote considérait assurément comme supérieure à la vérité historique. Mario Vargas Llosa a appelé cela « l’art de raconter la vérité des mensonges » ; pour ma part, je l’appellerais, pour rappeler une phrase que Plutarque met dans la bouche de Gorgias et qu’il a été impossible de mieux formuler en vingt-quatre siècles – l’art de tromper avec la vérité. “La poésie, affirme Gorgias, (et il veut aussi dire « la littérature ») est une tromperie où celui qui trompe est plus honnête que celui qui ne trompe pas et où celui qui se laisse tromper est plus sage que celui qui ne se laisse pas tromper.

Mais quelle est la vérité de cette tromperie? Quelle est la vérité morale des mensonges littéraires? Quelle est la vérité de la vérité du vampire? Naturellement, il n’y a pas une seule vérité, mais bien plusieurs, et je pense qu’elles ont peut-être un dénominateur commun. Je ne trouve pas de meilleure façon de l’expliquer que de gloser un extrait en prose d’Antonio Machado, un contemporain de Miguel de Unamuno, et sans doute le plus grand poète espagnol du XXème siècle. C’est un extrait étrange : je ne sais pas si je dois l’appeler micro-récit, micro-drame, plaisanterie philosophique ou tout simplement aporie. Il dit ceci :

La vérité est la vérité, qu’elle soit proférée par Agamemnon ou bien par son porcher.

Agamemnon : Je suis bien de cet avis.

Le Porcher : Je n’en suis pas si convaincu 

Disons d’emblée que dans ce texte coexistent sans doute deux personnages d’Homère: l’un de l’Iliade (Agamemnon, le roi de Mycènes) et un autre de l’Odyssée (Eumée, le très fidèle porcher d’Ulysse); ajoutons qu’il se prête au moins à deux interprétations. Deux interprétations opposées. Première interprétation. En accord avec elle, Agamemnon se soumet humblement à l’empire de la vérité, qu’elle lui semble bonne ou mauvaise, qu’il en bénéficie ou non. (« Je suis bien de cet avis », dit-il.); par contre, le porcher rejette avec mesquinerie cet empire («Je n’en suis pas si convaincu», dit-il) parce qu’il n’accepte que la vérité qui lui convient, pas celle dont il sait qu’elle est la vérité. Cette interprétation est épistémologique : elle oppose à l’absolutisme philosophique désintéressé d’Agamemnon – ici un homme juste et équitable qui propose de jouer franc jeu – le relativisme intéressé du porcher – ici un petit malin, un simple tricheur qui refuse d’accepter une vérité irréprochable d’un point de vue philosophique. Seconde interprétation. Comme s’il avait lu Lewis Carroll et savait à l’instar d’Humpty Dumpty que les mots ont un maître, comme s’il avait lu Walter Benjamin et savait que ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l’histoire, le porcher – ici un insurgé hostile à la version officielle – se déclare inopinément et tranquillement rebelle en n’acceptant pas la vérité que décrète le pouvoir («Je ne suis pas si convaincu», dit-il) ; par contre, Agamemnon embrasse, enchanté, cette même vérité («Je suis bien de cet avis », dit-il) parce que c’est sa vérité, la vérité que lui-même – ici l’incarnation du pouvoir, un tyran ayant de l’éducation mais sans scrupules – a imposé comme vérité unique. Cette deuxième interprétation est linguistique et, en définitive, historico-politique: la vérité est uniquement ce que le pouvoir (en l’occurrence, le roi Agamemnon) décrète être la vérité et c’est pourquoi il est légitime et nécessaire de la combattre, ainsi que le fait le porcher. J’ignore laquelle de ces deux interprétations est correcte, (de fait, je ne sais même pas s’il y a une seule interprétation correcte) ; ce que je sais, c’est qu’autant la première contient une revanche de la vérité des faits – c’est-à-dire de la vérité historique, autant la seconde contient une revanche de la vérité littéraire, parce que cette vérité ne se soumet pas à la vérité imposée par les maîtres du mot, par ceux qui affichent leur pouvoir.

Une chose est sûre : comme le veut l’esprit de Passaporta, la vraie littérature est un passeport entre les individus et les cultures ; mais moi, je crois que pour que ce passeport remplisse son rôle, pour qu’il soit valide, pour qu’avec lui on puisse franchir les frontières que dresse le pouvoir, la vraie littérature doit être au préalable autre chose : une parole rebelle. C’est pourquoi cette littérature ne peut qu’adhérer à la désobéissance du porcher dans son combat contre la tyrannie plus ou moins secrète ou évidente imposée par son maître. Il s’agit d’un combat inégal, sans doute perdu d’avance, parce que le porcher est, comme l’écrivain, tout au plus un usufruitier de la parole et non son maître, mais il est impossible de ne pas éprouver de la sympathie pour le courage discret, ironique, téméraire, astucieux, joyeux et insolent avec lequel il se bat contre le cynisme hypocrite, arrogant, féroce, menteur et solennel de la vérité d’Agamemnon. Cette vérité est celle des croisés de la vérité, celle des agélastes de Rabelais, celle des faussaires, des menteurs et des puissants. C’est contre cette vérité que se bat la vérité du vampire, la seule vérité capable de façonner la vie, la seule capable d’ouvrir aussi souvent, précisément à travers le rire, une voie possible de libération et de liberté absolue, la seule capable de proposer un sens, ou au moins un semblant provisoire de sens, et ainsi un salut, ou au moins un semblant provisoire de salut. C’est contre cette vérité fallacieuse qu’on écrit la littérature.

Traduit de l’espagnol par Anne Casterman.

 

 

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Claudine part en vacances

Claudine Desmarteau est auteur & illustratrice pour la jeunesse, mais pas que… pour la presse aussi, mais la presse se la joue timorée depuis quelques temps (du genre : « j’ose ou j’ose pas l’insolence ? »).

Petit Gus - Claudine Desmarteau

Le dernier roman illustré de la Desmarteau s’intitule : Le Petit Gus en grandes vacances. C’est d’actualité, non ?

Après Le Petit Gus et Le Petit Gus fait sa crise, ce sont les troisièmes aventures du Petit Gus, un clin d’œil affectueux au Petit Nicolas de Sempé (ed Albin-Michel).

Le personnage de la Desmarteau est un gamin pétillant, mieux, il décape ! Il n’a pas sa langue dans poche. Il raconte sans chichis tout ce qu’il voit, vit – tout ce que l’auteur (qui n’a pas sa langue dans sa poche elle non plus) lui fait voir, vivre.

Tout y passe : les filles en maillots de bain, les algues vertes, les engueulades des parents, les cahiers de vacances, et puis cette interrogation : quelle est la différence entre les blaireaux et les ploucs qui s’exhibent sur la plage en shorts trop moches pour en citer la marque ?

Extrait :

« En vacances, on lit beaucoup plus que dans l’année d’école et c’est une bonne chose parce que ça travaille bien le cerveau. Des Mickey magazine, il y en a plein dans le grenier. Et des Picsou, aussi.

« Romain, il faut que tu profites des vacances pour lire, ce sera excellent pour tes méninges » : voilà ce que Papa dit à mon frère. «  Ben c’est ce que je fais » il répond, Romain. Papa le questionne sur ce qu’il est en train de lire et Romain répond qu’il a relu tous les Mickey magazine. Papa se prend la tête dans les mains alors Romain lui dit qu’il a lu aussi le Voici de la semaine et même Closer et Public et Papa lève les yeux au ciel. »

La lecture… vaste souci…

A lire en famille, pour rire de soi…

 

A tous (sauf les bandits & cie) : mon salut !

PS : Je viens de tirer ma révérence sur le site de telerama.fr : http://www.telerama.fr/livre/a-tous-sauf-les-bandits-cie-mon-salut,70492.php

 

 

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Quinze kilomètres trois

Quinze kilomètres trois publié aux éditions Liana Levi

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Ciao Télérama ! Bonjour l’aventure !

Je viens de quitter Télérama.
30 ans de belles histoires, de passions et de luttes, de rencontres avec des auteurs, des éditeurs, des libraires, des lecteurs, des bibliothécaires, des organisateurs de manifestations littéraires…
30 ans de coups de cœur et de coups de gueule… Et ça va continuer !
Depuis cinq ans, sur telerama.fr, je tenais un blog, presque quotidien : Lectures buissonnières.
Ces Lectures buissonnières poursuivent leurs routes sur des chemins de traverses, en toute liberté.

Bientôt, ce blog sera enrichi. Un peu de patience !

Bienvenue aux lecteurs curieux, avides de partager ces moments de grâce que nous offre la littérature… toute la littérature, tous genres confondus… évidemment.

Autres activités en route :
- des papiers – critiques, portraits, reportages, entretiens… – pour Le Matricule des anges et Siné Mensuel, dès septembre…
- une manifestation littéraire, festive et populaire, « Entre les lignes », au Channel à Calais (www.lechannel.fr). Prochaine édition les 1, 2 et 3 juin 2012.
- des ateliers « lecture & écriture »

A tous (sauf les bandits & cie) : mon salut !

Martine

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